Plantes envahissantes

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Qu’est-ce qu’une plante exotique envahissante?
Une plante exotique envahissante est une plante qui provient en général d’une autre région ou d’un autre continent et qui a été introduite accidentellement ou intentionnellement dans un milieu. Cette plante nouvellement arrivée ne possède pas de prédateurs et peut alors s’implanter facilement et se répandre rapidement, souvent au détriment des plantes indigènes qui étaient déjà sur place. On assiste alors à la disparition de certaines espèces indigènes qui avaient un rôle important à jouer dans l’écosystème. Il y a donc une perte importante de la biodiversité.

Comment ces plantes exotiques envahissantes se retrouvent-elles dans nos milieux?
La plupart du temps, l’homme est malheureusement à l’origine de l’intrusion de ces plantes exotiques. Dans certains cas, il s’agit d’actes délibérés alors que dans d’autres, il s’agit plutôt d’intrusion passive. En effet, il arrive souvent que l’homme rapporte des plantes d’un autre pays ou d’une autre région pour orner ses plate-bandes, parterres ou jardins. Une fois implantées, les plantes peuvent se disperser dans les milieux naturels environnants. Plusieurs plantes parviennent aussi jusqu’à nous de façon clandestine en s’accrochant aux coques des bateaux de plaisance ou commerciaux par exemple. Il ne suffit que de quelques individus pour former une importante population.

Quels sont les impacts de ces plantes?
- Certaines plantes exotiques sont capables d’éliminer les plantes indigènes en utilisant plus efficacement les ressources du milieu (minéraux, lumière, espace, etc.). Elles appauvrissent ainsi grandement la diversité végétale.
- En modifiant l’habitat, les plantes exotiques envahissantes perturbent à la fois la faune et la flore locales.
- Les plantes envahissantes nuisent à la navigation, aux réserves d’eau potable et à l’usage des lieux à des fins récréatives.
- Des millions de dollars sont consacrés au contrôle des espèces envahissantes et à la restauration des lieux au Canada. Ce sont les gouvernements, les industries et les citoyens qui en défraient les coûts.

Que pouvez-vous faire?
- Évitez de transplanter ces plantes dans vos jardins ou vos aquariums.
- Choisissez et cultivez des espèces non envahissantes.
- Vérifiez et nettoyez la machinerie après être intervenu dans un secteur infesté.
- Si vous circulez sur et/ou en bordure de plans d’eau, n’oubliez pas de nettoyer canots, bateaux, moteurs, remorques et véhicules tout terrain avant de changer de plan d’eau.
- Évitez de composter ces plantes. Il est préférable d’en disposer de manière définitive par le séchage, la chaleur intense ou le feu.

 Voici quelques exemples de plantes exotiques envahissantes

Salicaire pourpre

salicaire pourpre

Hauteur : généralement de 60 à 100 cm
Tige : carrée, ligneuse, plusieurs par plant
Fleurs : pourpres ou roses disposées en épis au bout des tiges. Floraison de juin à septembre.
Feuilles : par trois, verticillées, bord lisse, embrassantes à la base.
Habitat : milieux humides, en bordure des plans d’eau, sur les plages, dans les fossés, sur les canaux d’irrigation et de navigation.

La salicaire produit un tapis de racines denses et coriaces. Le vent, l’eau, les animaux ainsi que les activités humaines sont les principaux vecteurs de dissémination de cette plante. L’absence d’ennemi et son extraordinaire production de semences ont sans aucun doute contribué au succès de son envahissement.

Renouée japonaise

renoue japonaise

Hauteur : 75cm à 300cm
Tige : dressée, simple ou ramifiée, ronde, lisse, souvent tachetée de rouge violet, creuse, 1 à 2 cm de diamètre.
Racines : jusqu’à 200cm de profondeur et plus
Fleurs : blanchâtres, nombreuses, petites, réunies en grappes, en forme de goutte d’eau, floraison de juillet à septembre.
Feuilles : alternes, ovées, larges de 5 à 12 cm et longues de 7 à 15cm, base carrée, bout en pointe effilée.
Habitat : en bordure des plans d’eau, milieux humides, sur les plages, dans les fossés, sur les canaux d’irrigation et de navigation.

En empêchant les autres espèces de pousser, elle appauvrit la diversité biologique et menace ainsi l’équilibre des écosystèmes. Sa croissance est très rapide et elle libère des toxines dans le sol qui inhibent le développement d’autres végétaux. L’absence d’ennemis naturels contribue aussi à son extraordinaire vivacité.

Hydrocharide grenouillette

hydrocharide grenouillette

Vivace à feuilles flottantes généralement non enracinée.
Fleurs : blanches simples avec trois pétales et un centre jaune, floraison de juin à août.
Feuilles : rosettes de feuilles au centre de la plante, feuilles flottantes en forme de cœur, ayant l’apparence du cuir.
Habitat : milieux humides, marécages, eau libre, plans d’eau calmes.

Se propage essentiellement par multiplication végétative. Lorsque l’hydrocharide s’installe, le système de racines denses et enchevêtrées qu’elle développe procure une grande stabilité à la colonie.

Myriophylle à épis

myriophylle  pis

Vivace submergée
Profondeur : entre 0,5 et 10m, mais surtout entre 0,5 et 3,5m, prend racine au fond et pousse vers la surface où elle se ramifie abondamment et forme un épais tapis.
Feuilles : verticillées, le plus souvent par quatre, très divisées, apparence d’une plume, plus de 12 segments de chaque côté de la feuille, souvent tronqués à la partie supérieure.
Fleurs : épis, pétales rosâtres et/ou blanchâtres
Habitat : lacs, rivières, étangs, fossés, canaux d’irrigation et de navigation.

La capacité du myriophylle à épi à se propager rapidement de façon végétative lui confère un avantage évident sur les autres espèces. Il remplace facilement les espèces indigènes submergées et profite des conditions altérées des milieux. Les peuplements denses de myriophylles semblent également nuire à certaines populations de poissons en altérant les lieux de frai. Le myriophylle entrave sérieusement les usages récréatifs tels la baignade et la navigation de plaisance.

Berce du Caucase (ATTENTION PLANTE TOXIQUE)

p1010362 Hauteur : 2,75m
Largeur : 1,25m
Tiges : Épaisses et cireuses. Vert clair, elles sont couvertes de taches pourpres bien définies et de poils blancs et raides situés surtout à la base des tiges foliaires.
Feuilles : très grandes, ovales, profondément découpées, dentées, lustrées, vert foncé, sans poils en dessous.
Fleurs : réunies en très grandes ombelles, blanches en été.
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La berce du Caucase se multiplie par ses semences, la plante pouvant produire plus de 50 000 graines. Ses feuilles de très grandes dimensions interceptant la lumière, elle empêche les autres espèces indigènes de se développer, déstabilisant ainsi les écosystèmes.

Toxicité : La sève de la berce du Caucase contient des toxines (furanocoumarine) qui, une fois activées par la lumière (particulièrement celle du soleil), causent des brûlures. Celles-ci peuvent se produire jusqu’à 48 heures après l’exposition combinée de la peau à la sève de la plante et à la lumière. La peau devient rouge et gonflée, et des cloques remplies de liquide clair peuvent ensuite apparaître, comme pour une brûlure de 2e degré. Ces réactions de la peau sont douloureuses. Après la guérison des plaies, des taches brunes persistent à l’endroit de la brûlure et la peau reste sensible au soleil pendant plusieurs mois.

Mise en garde importante
Avant d’entreprendre des opérations de contrôle de la berce du Caucase, plusieurs précautions doivent être mises en place :

• couvrir toutes les parties du corps avec des habits protecteurs (pantalons longs, manches longues et imperméables) en portant une attention particulière à la jonction des vêtements (chevilles, poignets, cou) ;
• porter des gants imperméables ;
• protéger les yeux avec des lunettes ou, mieux encore, tout le visage avec une visière ;
• éviter tout contact avec la plante.

Après le travail :

• retirer les vêtements de protection en les retournant à l’envers ;
• laver les mains et le visage ;
• éviter de les mettre en contact avec d’autres vêtements ou objets ;
• les laver seuls, sans autres vêtements ;
• laver les outils ayant été en contact avec la plante.

En cas de brûlure :
Communiquer avec le Centre
Anti-Poison du Québec au
1 800 463-5060 ou avec
Info-Santé au 811.

 

 

 

 

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