Vivre à Saint-Mathieu-du-Parc

Vivre dans un environnement chaleureux et humain, prendre le temps de savourer la nature et d'apprécier la beauté des paysages qui nous entourent, c'est la réalité des Mathieusaintois (es). C'est sans compter les services dispensés par la Municipalité elle-même, services qui sont en croissance et destinés à favoriser une qualité de vie remarquable.

Histoire et géographie

Histoire

Saint-Mathieu-du-Parc tient son nom à sa paroisse qui a été créée le 21 septembre 1872, date de la Saint Mathieu. Il commémore l'un des quatre Évangélistes. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, deux groupes de pionniers s'installent sur le territoire: l'un occupe les rives de la rivière des Souris où un dénommé Magnan implante bientôt une scierie; l'autre s'établit à 5 km plus au nord, près du Petit lac des Souris, devenu par la suite le lac Bellemare. Une longue dispute entre les deux groupes retardera la construction de l'église paroissiale jusqu'en 1913, bien que la paroisse de Saint-Mathieu ait été fondée en 1872, érigée canoniquement en 1874 et civilement deux ans plus tard.

Le nom retenu pour cette paroisse « Saint-Mathieu » et la municipalité créée en 1887,  commémore la création de la première desserte, le 21 septembre 1872, jour de la Saint-Matthieu, fête religieuse qui célèbre les vertus d'un apôtre du Christ, l'un des quatre évangélistes. Au Québec, toutefois, l'évangéliste Matthieu voit son nom régulièrement amputé d'un t, pratique orthographique qui se reflète dans maints noms de lieux. Le nom de la municipalité évolua au fil des ans jusqu'à sa nomination actuelle. Lors de sa création, la paroisse porte le nom de Saint-Mathieu-du-Lac-Bellemare. Ce n'est qu'en 1998 qu'elle adoptera son nom actuel : Municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc suite à la création du Parc National de la Mauricie en 1970.

Fait marquant : Le 24 septembre 1948, un important incendie détruit l'église et la moitié du village, dont 4 magasins et 21 familles qui se retrouvent sans foyer. Par le développement du réseau routier (route 351 et chemin Saint-François), la municipalité devient très vite une zone privilégiée pour la villégiature. L'implantation du Parc National au début des années 70 viendra confirmer la vocation récréotouristique de Saint-Mathieu-du-Parc.

Incendie septembre 1948
Source: Appartenance Mauricie

Travaux d'aqueduc en cours, 31 octobre 1957
Source: Appartenance Mauricie

Dates importantes

  • 1874 - 10 juillet - Érection canonique
  • 1876 - 17 juillet - Érection civile
  • 1887 - 1er janvier - Proclamation de Saint-Mathieu du Lac Bellemare en municipalité de paroisse
  • 1913 - Construction de l'église à l'emplacement actuel
  • 1917 - Incendie de l'école du village
  • 1918 - Ravages de la grippe espagnole
  • 1919 - Feu de forêt qui ceinture le village mais celui-ci s'en sort indemne
  • 1936 - Construction du pont couvert
  • 1937 - Venue des soeurs enseignantes Filles de Jésus dans la paroisse
  • 1948 - 24 septembre - Le feu détruit l'église et la moitié du village dont 4 magasins et 21 familles sont sans foyer.
  • 1970 - Création du Parc National de la Mauricie
  • 1998 - 11 mars - Changement de nom de la paroisse de Saint-Mathieu pour lui donner le nom de municipalité de « Saint-Mathieu-du-Parc »

Géographie

Saint-Mathieu-du-Parc est sise au gré du relief vallonné des Laurentides. L'environnement est représentatif de la région précambrienne des Grands Lacs et du Saint-Laurent. La région abrite une faune variée et abondante. Elle regorge de lacs, de ruisseaux, de chutes et de cascades. Saint-Mathieu-du-Parc est située à la limite méridionale du Bouclier canadien, non loin de la ligne de rencontre avec les basses terres du Saint-Laurent. La chaîne des Laurentides, vieille de plus de 955 millions d'années, aurait jadis atteint la hauteur de l'Himalaya. Au cours des centaines de millions d'années, ces montagnes ont été érodées jusqu'à leur racine.

Durant le dernier million d'années, le paysage a été remodelé par le passage de plusieurs glaciers continentaux qui ont recouvert l'Amérique du Nord jusqu'à la latitude de l'état de New York. Ces gigantesques glaciers, épais d'un à deux kilomètres ont aplani le relief, approfondi les vallées et même affaissé la croûte terrestre. Le dernier glacier a entamé son recul vers le nord il y a environ dix milles ans. En fondant, il a abandonné dernière lui des volumes incroyables de débris rocheux et sablonneux, il a créé une multitude de lacs et libéré une quantité phénoménale d'eau. La pédologie de la municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc témoigne de la présence de ces glaciers dans la région il y a des milliers d'années lorsque tout le territoire était recouvert par une épaisse couche de glace. En effet, on retrouve un phénomène rare présent dans quelques régions du Québec que l'on appelle esker. Cette formation glaciaire se présente généralement sous forme de butte allongée s'étendant sur plusieurs mètres de longueur voire même sur des kilomètres comme dans le cas de Saint-Mathieu-du-Parc. L'esker est long de 7,5 kilomètres et d'une largeur moyenne de 76 mètres. Son tracé débute sur la rive nord du lac Goulet pour ensuite passer sous le lac. Il est également à l'origine de la présence de l'île au lac Brûlé. Il longe le chemin Saint-Édouard jusqu'au lac Trudel vers le centre du village, séparant, au passage, le lac Bellemare en deux, créant deux presqu'îles qui entrent à l'intérieur du lac. Il continue son parcours jusqu'au lac Vert pour finalement s'arrêter aux lacs Gareau. La route 351 passe d'ailleurs sur l'esker, entre le petit et le grand lac Gareau.

La municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc se situe dans la région administrative de la Mauricie, plus particulièrement dans le nord de la MRC de Maskinongé. Le territoire de la Municipalité s'étend sur environ 222,81 kilomètres carrés et est bordé par la municipalité de Saint-Alexis-des-Monts au nord-ouest, par la municipalité de Saint-Élie-de-Caxton au sud-ouest, par la municipalité de Saint-Boniface au sud et par la ville de Shawinigan (secteur de Saint-Gérard-des-Laurentides) à l'est. Saint-Mathieu-du-Parc est la deuxième plus grande municipalité de la MRC derrière Saint-Alexis-des-Monts et possède la deuxième plus petite densité de population avec 5,7 habitants/km2 (2001).

Voir la carte de Saint-Mathieu-du-Parc

Fiche descriptive

  • Type d'entité :  municipalité
  • Région administrative :  04- Mauricie
  • Municipalité régionale de comté :  MRC de Maskinongé
  • Latitude Nord :  46°34'00"
  • Longitude Ouest :  72°55'00"
  • Population :  1384 habitants

Nos lacs et forêts

Hydrographie

La municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc se caractérise par un réseau hydrographique très dense composé de plus de 80 lacs, de plusieurs ruisseaux, chutes et cascades et de la rivière Shawinigan. Celle-ci, longue d'environ 43 kilomètres, prend sa source dans un ensemble de grands lacs situés dans le Parc National de la Mauricie et traverse entièrement le territoire de la Municipalité pour terminer sa course dans la rivière Saint-Maurice à Shawinigan. Chaque année, la rivière est ensemencée de truites à deux emplacements à Saint-Mathieu-du-Parc, pour le grand plaisir des pêcheurs.

Un des éléments naturels de marque de la Municipalité est ces nombreux lacs qui occupent une place de premier plan au niveau du développement touristique et de la villégiature. Plusieurs d'entre eux sont déjà densément peuplés alors que d'autres n'en sont qu'au début de leur développement.

Association des riverains

Protection des bandes riveraines

La bande riveraine est un des éléments identifiés comme étant responsable de la bonne qualité des eaux d'un lac ou d'un cours d'eau. Du point de vue écologique, c'est une des zones les plus riches, car c'est la zone de rencontre du monde terrestre et du monde aquatique. Elle constitue les poumons du lac. Plus ces poumons sont "gros", plus ils sont efficaces. Plus on protège le couvert végétal des rives, plus le lac est en bonne santé.

Quels rôles jouent la bande riveraine?

La bande riveraine n'a pas qu'un aspect visuel bien au contraire!

Elle remplit de nombreux rôles qui ont une influence directe sur la santé des plans d'eau. Assurer la transition et les échanges entre le milieu terrestre et aquatique en abritant une grande quantité d'animaux de toutes sortes (oiseaux, poissons d'eau douces, petits mammifères, amphibiens, etc.) Fortifier les rives contre l'érosion en augmentant la capacité de résistance des rives. Les végétaux qui la composent amortissent l'énergie érosive des vagues et forme un coussin qui protège le sol en freinant l'eau de ruissellement. Les racines des arbres et des arbustes retiennent également le sol limitant l'érosion de l'eau et du vent. Ralentir l'apport en sédiments en ralentissant la vitesse du ruissellement de surface. L'eau s'infiltre dans le sol et les sédiments se déposent avant de parvenir jusqu'au plan d'eau. Filtrer les polluants grâce aux racines des végétaux qui assimilent une quantité considérable de nutriments qu'ils utilisent pour leur croissance.

Le couvert végétal intercepte également le ruissellement de surface ce qui fait qu'en bout de ligne 90% du ruissellement n'atteint pas le lac. Prévenir le réchauffement du plan d'eau en diminuant l'impact du rayonnement solaire. La végétation crée de l'ombrage au-dessus de l'eau et prévient le réchauffement excessif de celle-ci. Les algues et plantes aquatiques prolifèrent toujours plus rapidement lorsque la température de l'eau est plus élevée. La bande riveraine en refroidissant l'eau en surface contribue également à limiter la prolifération de ces plantes indésirables. Intervenir comme un brise-vent naturel en procurant un écran contre les rayons du soleil et les vents. On estime une diminution des frais de climatisation de 15 à 50% en été et en hiver une réduction des coûts de chauffage pouvant s'élever jusqu'à 25%. Procurer un écran visuel qui préserve le caractère naturel. La bande riveraine permet de préserver son intimité des regards indiscrets sans toutefois compromettre la vue panoramique sur le plan d'eau. Elle réduit également le bruit relié aux embarcations à moteur.